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FARRANGOLA

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Batucada Planning des sorties

-Crée en 2003 par l’association O Pensador, le groupe FARRANGOLA a plusieurs applications parmi lesquelles : -avoir un groupe petit format du type pagode, facilement mobile pour des échanges interculturels - donner à des gens l’opportunité d' une première expérience musicale. -Dans ses premiers pas le groupe adopte en répertoire "Afro-bit" avec une consonance très marquée par l’Afrique Australe. -2005 est l’année d'apparition de Tilla et Tissia qui deviennent des symboles de Farrangola avec le titre Adios Babilonia (2006). En 2008 le groupe essaie l’expérience batucada évoluant dans l’héritage samba reggæ, une saison riche en animations de rue2009 changements de cap, le "Bloco Farrangola" est née: samba reggæ, Kazukuta e familia na avenida- un ensemble d'amis unis par un lien très fraternel. -Farrangola est un mot composé Farra+Angola (fête angolaise). FARRA, en portugais, veut dire: bal ou fête très animée (d’habitude dans une farra on entend et on danse tous les types de musique du folklore en passant par le tango salsa ou le rock le plus hard... ). Histoire du samba reggaeLe samba-reggae est né au Brésil dans les années 70, à Bahia exactement. La musique s'est développée dans le contexte sociopolitique d'émancipation de la population afro-brésilienne. Musicalement, les origines sont diverses. Il s'agit d'une rencontre de la samba avec les rythmes caribéens (principalement le Reggae et le Merengue) et avec la musique issue du Candomblé, la principale religion afro-brésilienne. Les premiers blocos de samba-reggae sont apparus pour le carnaval. Ils s'inspiraient desafoxés, des groupes de musique issus du Candomblé défilant pour le carnaval (cf LesFils de Gandhi). Le premier s'appelle Ilé Aiyé, puis se fût Olodum, et enfin Muzenza,Male Débalé, Arakatu pour les plus connus dans les années 80. Ils formaient d'énormescortèges de la population noire du quartier (blocos afros). Certains en sont même devenusles symboles de leur quartier (Olodum dans le Pelourinho, Ile Aiyé à Liberdade). Ilsdeviendront les groupes phares du carnaval Bahianais. Historiquement, le samba-reggae, est né dans le courant d'émergence de la conscience noire. Cent ans après l'abolition de l'esclavage, les inégalités raciales persistent. Comme aux USA avec le Black Power, des mouvements de revendications noires se développent au Brésil (ex : MNU, Mouvement Noir Unifié). Les premiers blocos afros vont être porteurs de ces idéaux sociaux.Olodum se compose de jeunes du quartier très pauvre qu'est le Pelourinho.Le groupe devient un vecteur d'éducation peu à peu en formant les jeunes à la musiquedans une démarche valorisante, et aussi en développant des écoles, des centres sociaux,des services communautaires... Olodum ouvre l'accès à l'alphabétisation à toute unepopulation exclue de la société civile.Ilé Aiyé et son leader Vovo, très militant " noir ", crée aussi des écoles. Des cahiersd'éducations pour ces jeunes noirs sont mis en place. On y enseigne l'histoire du peupleafricain (la diaspora, les persécutions, etc.) quand aucun manuel scolaire ne fait allusion à cette terrible partie de l'histoire.On y montre aussi toute la richesse de la culture noire. Petit à petit, on y revendique la fierté de son identité noire. Le concept de négritude se développe, comme un pied de nez à la culture blanche dominante qui avait tout fait pour spolier aussi les afro-brésiliens de leur mémoire collective.

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O PENSADOR

Union Villefranchoise des communautés Lusophones

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